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Arrêt de travail des sociétés pétrolières dans le Sud-Est du pays

Les pétroliers de la zone Sud-Est du pays ont déclenché depuis jeudi un mouvement de grève. Ils veulent le réajustement de la structure des prix qui doit tenir compte, martèlent-ils, de la conjoncture et du prix à la hausse du baril sur le marché international.

Déjà sur le plan social, redoutent des analystes, cette grève aura des répercussions énormes.

Ce vendredi matin, deuxième jour de grève, certains conducteurs ont afflué vers les stations services des multinationales, notamment Engen et Total pour s’approvisionner. Des longues files d’attente et un nombre impressionnant des bidons jaunes ont été bien percetibles.

Mais ces multinationales ne sont pas directement concernées par la grève qui vient d’être déclenchée.

Isaac Tima, un des pétroliers, fustige la politique de « deux poids deux mesures », qu’ils observent.

« Le gouvernement congolais doit soumettre toutes les entreprises pétrolières exploitant au pays à la même structure des prix », recommande-t-il.

Les sociétés pétrolières déplorent le fait que le prix de vente, actuellement appliqué dans leur zone, ne permet pas le renouvellement de leurs stocks.

En effet, la structure des prix des carburants terrestres est définie par l’arrêt du Ministre en charge de l’économie nationale.

Depuis mai dernier, l’essence et le gasoil coûtent respectivement 1.995 FC et 1.985 FC dans la zone Ouest du pays.

Dans la zone Est, l’essence et le gasoil reviennent à 1.500 FC et 1.540 FC, le litre.

À Lubumbashi par exemple, chef-lieu de l’ancienne province du Katanga (faisant partie de la Zone Sud), le prix de l’essence et du gasoil à la pompe reviennent respectivement à 1.390 FC et 1.450 FC.

De son coté, la ministre nationale de l’économie, censée décanter la situation, a pris acte de ces revendications et promet de s’y pencher le mardi 11 août prochain lors d’une réunion à laquelle seront conviés les pétroliers.

Cette grève des sociétés pétrolières a été largement observée, jeudi 6 août, dans plusieurs villes du pays. Un arrêt de travail à l’origine de la fermeture de plusieurs stations-service.

« Tous les membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) ont respecté le mot d’ordre de grève. Aucune station de distribution de carburant n’a fonctionné dans plusieurs villes : Lubumbashi, Likasi, Kasumbalesa et Kolwezi », a déclaré à l’AFP Patrick Muland, vice-président de la section FEC de la province du Haut-Katanga.

Depuis Lubumbashi (Haut-Katanga),

Moïse Kalulwa
Correspondant.