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Appel à la réappropriation du drame du Grand Kivu

C'est l'initiative du Parti national pour la Nouvelle Énergie du Congo (PNEC), qui compte organiser une marche pacifique, le samedi 29 août prochain, "pour sensibiliser l'opinion nationale et internationale sur l'urgence et la nécessité de travailler de concert en vue de mettre fin aux massacres et à l'insécurité récurrente dans le Grand Kivu depuis plus de deux décennies".

Le PNEC, que dirige Michel Mwika, s’indigne et « veut alerter le Congo et le monde, lassé du désastre humain qui sent le complot international dans le Grand Kivu ».

« Il est à présent temps que cela cesse et cela passe par notre implication collective. Comme un seul homme, levons-nous pour la paix et marchons pour la paix dans le Grand Kivu », martèle Michel Mwika dans son message de sensibilisation pour cette marche pacifique.

Michel Mwika est le président du PNEC. (Crédit 📷 PNEC)

Michel Mwika se demande « combien faut-il qu’il y ait des morts pour que nous puissions une bonne fois pour toute nous réveiller de notre profond sommeil ? ».

Il déplore le fait que « c’est depuis plus de deux décennies que la RDC vit un désastre humanitaire sous le regard indifférent des Congolais et de la communauté internationale ».

La RDC et la communauté internationale, ajoute-t-il, « ne doivent pas oublier cette horreur », un « désastre inqualifiable ».

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« Notre inaction fait de facto de nous complices du malheur de nos compatriotes du Grand Kivu, l’histoire et les générations futures nous en jugeront sévèrement ! », regrette le président du PNEC.

Peu avant cet appel du PNEC, le Prix Nobel de la paix Congolais avait lui aussi dénoncé l’insécurité qui règne dans cette partie du pays.

« Chaque massacre est un massacre de trop », s’était indigné Denis Mukwege en promettant de continuer « à répondre à la violence par l’amour ». Après sa déclaration, le médecin et sa famille ont fait l’objet des menaces de mort.

Face à ces cycles de violences et de représailles « qui ne profitent qu’à ceux qui cherchent à maintenir le chaos [en RDC] pour mieux le piller », l’initiateur de la Fondation Panzi ne s’était pas empêché de lancer un « appel à la justice, à la coexistence pacifique et à la paix ».

Alain Tshibanda