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ECCO réaffirme son soutien au Président Félix Tshisekedi (Porte-parole)

Dans un entretien accordé à Congo Plus, le tout nouveau secrétaire national de "Ensemble, Changeons le Congo (ECCO), chargé des relations avec les partis politiques et institutions de la République, revient sur les rapports qu'entretient son parti avec le pouvoir en place. Également porte-parole de ECCO, Nicholas l'Excellent Kabanga explique la position du parti du député honoraire et ancien candidat à l'élection présidentielle de 2011, Adam Bombole, concernant la réforme de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Congo Plus: Comment se porte le parti Ensemble, Changeons le Congo à ce jour?

Les membres du Comité directeur du parti Ensemble Changeons le Congo (ECCO) à Kinshasa. Tous droits réservés.

Nicholas L’Excellent Kabanga: Notre parti se porte très bien. Nous avons repris nos activités politiques, depuis l’annonce de la levée des mesures de l’État d’urgence par le Président la République, avec la mise en place des quelques commissions ad hoc, notamment celle ayant la responsabilité de critiquer et faire l’évaluation de notre action politique, ainsi qu’avec la tenue régulière des réunion du Comité directeur.

CP: Le 29 juillet dernier, le président Adam Bombole a procédé à quelques mises en place. Vous avez été désigné notamment comme le porte-parole de ECCO. Pourquoi ce réaménagement structurel au sein du parti?

NEK: Dans leur livre sur la gestion des performances au travail, Bilan de connaissances, Sylvie Saint-Onge et Victor Haines définissent la performance organisationnelle comme étant la capacité à créer de la valeur pour les partenaires ou parties prenantes de l’organisation (…). Voici ce qu’ils disent: « Les organisations sont de plus en plus appelées à renforcer leur capacité d’adaptation aux changements, qui affectent continuellement leur environnement, afin d’assurer leur pérennité et garantir leur performance. Les ressources humaines joueraient donc un rôle vital dans la vie et dans la performance de toute organisation moderne, dans la mesure où elles constitueraient un des facteurs clés de son aptitude à répondre d’une manière adéquate aux exigences de cet environnement changeant ».

Ceci dit, avec le décès de notre regretté Camarade Nono Lubinga, secrétaire national en charge des relations avec les partis politiques et institutions de la République, après réflexion sur notre action politique, en tant qu’organisation politique, face aux enjeux de l’heure, notamment la continuité des travaux d’implantation du parti au niveau national, les représentations à l’international et la préparation pour les échéances électorales à venir, le président national a estimé que j’avais le bon profil pour remplacer le défunt camarade Lubinga et porter la voix du parti.

CP: Quel est aujourd’hui le positionnement du parti ECCO par rapport à la configuration politique actuelle?

NEK: Il va de soi que nous sommes proche du camp du Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo.

Il vous souviendra, qu’au soir du 11 novembre 2018, notre président national, l’Honorable Adam Bombole, prenait clairement position contre le choix porté sur Martin Fayulu, à Genève, comme candidat unique de l’Opposition. Il annoncera, dans la foulée, soutenir la candidature de Félix Tshisekedi et, cet accompagnement est resté constant jusqu’à ce jour.

Le 30 avril 2019, par voie de presse, notre président avait annoncé le retrait de notre parti politique du regroupement AMK et de la plate-forme Ensemble pour le changement, suite à une longue divergence de points de vue entre lui et Moïse Katumbi, notamment au sujet de l’option que nous avions levée, entre temps, de soutenir le Président de la République alors que Ensemble pour le Changement rejoignait Lamuka. Depuis lors, notre position est restée inchangée. ECCO soutient la politique, la vision ainsi que les actions de l’actuelchef de l’État. Nous travaillons à formaliser ce soutien.

CP: Quelle est votre lecture concernant les différentes initiatives lancées autour des réformes touchant à la Commission électorale nationale indépendante (CENI)?

NEK: Le pacte républicain de Sun City a été signé pour instaurer un nouvel ordre politique, démocratique et institutionnel, consacrant l’accession au pouvoir en RDC par des élections libres, crédibles et transparentes. Je pense que ce processus avait aussi pour but de mettre fin au partage du pouvoir par des dialogues ou autres forums, résultants des crises créées de toutes pièces par ceux qui veulent le pouvoir pour le pouvoir. Donc, ceux qui veulent avoir le pouvoir devraient conséquemment se préparer pour les échéances électorales à venir. C’est ce que nous faisons au sein de ECCO.

Au sujet de ces initiatives pour la réforme de la CENI, il est important que les acteurs politiques et la société civile maintiennent le débat sur la question mais, s’agissant de la démarche du groupe initialement des 13, n’ayant pas encore été officiellement approché, ECCO observe et se réserve le droit de se prononcer sur leur initiative en temps opportun. Mais il est tout de même curieux de constater que, depuis le début de cette législature, aucune proposition concrète de réforme, allant dans ce sens, n’ait été proposée par les élus composant ce groupe à l’Assemblée nationale, où ils siègent pourtant.

CP: À quand la rentrée politique de ECCO ?

NEK: Nous allons nous prononcer sur notre rentrée politique, avec force et détails, la semaine prochaine, après une séance de travail qu’aura le Comité directeur autour du président national du parti.

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Propos recueillis par Alain Tshibanda