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Après l’UNIKIN et l’UNIKIS, l’Université de Lubumbashi en grève depuis ce samedi 15 août

L’association des membres du corps académique et scientifique de l’université de Lubumbashi vient de déclencher un mouvement de grève avec effet immédiat. Cette décision est consécutive à l’assemblée générale, tenue ce samedi 15 août et sous l’arbre, au motif que le rectorat n’a pas autorisé l’accès à la salle Wazia de la faculté des sciences sociales.

Les membres de l’Acasul revendiquent dans leur mémorandum entre autre le trop-perçu sur le véhicule.

« C’est notre droit », a confié le président de l’association qui déplore le fait que c’est depuis 2007 que le gouvernement doit à chaque professeur bénéficiaire la somme de 3000 dollars américains.

Ce n’est pas tout, prévient le professeur Kazadi Moke, « l’Acasul tient aussi à la mécanisation mais également et surtout veut voir le gouvernement tenir compte du grade de chacun dans le paiement ».

« Ce qui veut dire que le barème salarial doit être conforme au statut de l’Unesco », poursuit-il.

En plus de la considération à laquelle ils tiennent, les membres de cette association disent vouloir sauver l’étudiant considéré, à ce jour, comme une victime expiatoire.

« La vente des syllabus sera obligatoire et nous nous n’en voulons pas”, annonce le professeur Kazadi Moke qui souligne qu’ils ont droit à un salaire descent « si le gouvernement tient à la reprise des activités ».

Lors de cette assemblée générale, deux tendances se sont dégagées. Certains membres de l’association avaient opté pour un arrêt de travail, afin d’obtenir gain des causes par rapport à leur revendications. Sauver l’année académique 2019-2020, déjà perturbée par la pandémie de la Covid-19, a préoccupé les autres.

La loi de la majorité, par un vote à main levée, a primé. Cette grève déclenchée n’est pas une première, la dernière date du mois de juin dernier.

Depuis Lubumbashi (haut-Katanga)

Moïse Kalulwa

Correspondant