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Fin de l’examen d’État: hausse des effectifs globaux au cycle long malgré la Covid-19

C'est depuis le jeudi que la session ordinaire de l'Examen d'État a pris fin pour l'année 2020 sur l'ensemble du territoire national. Comparativement à la session précédente, le ministère de l'enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) a enregistré cette année 818.667 inscrits au secondaire général, normal et technique. Une augmentation des effectifs globaux au cycle long de l'ordre de 95.760 candidats (722.907 en 2019), soit 13,2%.

D’aucuns estiment que la préparation, la révision ainsi que la remise à niveau des élèves ont posé beaucoup de problèmes. En effet, en deux semaines des cours et de révision, une semaine des épreuves hors session et une dernière semaine des épreuves de quatre jours, tout n’a pas été mis au point.

La session de l’examen d’État s’est déroulée du lundi 07 au jeudi 10 septembre dans un contexte particulier résultant de la pandémie de Covid-19.

Avant la déclaration de l’État d’urgence sanitaire, renseigne le ministère, le centre national d’organisation de ces épreuves avait enregistré 818.667 inscrits répartis dans 2.306 centres, soit une moyenne de 355 candidats par centre. Concernant le jury national du cycle court, l’effectif des inscrits s’élève à 5.575 candidats répartis dans 289 centres, soit une moyenne de 19 candidats par centre.

Aux cycles long et court, le nombre de centres est passé respectivement de 2.095 à 2.306 et de 277 à 289 à travers le pays.

Les raisons de ces performances

Pour le ministère de l’EPST, ces chiffres peuvent être expliqués par plusieurs raisons. En premier, indiquent les autorités compétentes, la confiance réitérée des parents d’élèves au ministère après « réajustement de ses attributions régaliennes, précisément la reprise en mains du secteur technique ».

Le rapport de l’Inspection générale du ministère de l’EPST mentionne aussi « les effets induits de la gratuité de l’éducation de base qui entraîne l’atténuation des charges des parents ».

Parmi les 2.306 centres dénombrés, révèle l’Inspection générale, 7 sont organisés en territoire hors-frontières dont 5 directement dépendant des provinces éducationnelles du pays.

Il s’agit des centres Kigoma 2 et Kigoma 3 (en Tanzanie, dépendant de la province éducationnelle du Sud-Kivu), Kampala (en Ouganda, dépendant de la province éducationnelle de l’Ituri), Kigali (au Rwanda, administré par la province éducationnelle du Nord-Kivu), Bujumbura (au Burundi, dépendant du Sud-Kivu 2). Les centres de Luanda et Cabinda en Angola sont placés sous tutelle administrative de l’Inspection générale de l’enseignement primaire, secondaire et technique à Kinshasa.

Hermione Yamvu