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La Monusco condamne la diffusion de messages haineux à travers les réseaux sociaux

Le Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l'homme (BCNUDH) condamne la diffusion de messages haineux à travers les réseaux sociaux par des acteurs politiques ainsi que par de simples citoyens sans affiliation politique ou communautaire connue.

« Les conditions d’exercice du droit à la liberté d’expression se fondent sur la poursuite de la paix et respect de la dignité humaine », s’est-il exprimé sur Twitter.

Une condamnation qui intervient quelques jours après les poursuites judiciaires avortées contre Martin Fayulu et Théodore Ngoy.

Les deux anciens candidats à l’élection présidentielle de décembre 2018 étaient invités, à en croire l’avocat du président de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement [Ecidé, le parti politique de Martin Fayulu] et les documents qui circulent sur les réseaux sociaux, à se présenter devant le procureur général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe pour des faits leur imputés.

Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, des jeunes en colère se réclamant habitants de la partie Est de la ville de Kinshasa [Tshangu], ont menacé de « tuer [les frères Luba du Président de la République »] dans ce coin de la capitale.

« Qu’il protège ses frères parce que si il ose avec le président élu, nous allons en finir avec eux », vocifère l’un de ces jeunes au visage bien identifié malgré le masque porté.

Lire aussi: L’espace Katanga c’est chez Joseph Kabila Kabange

Cette semaine, l’ancien ministre de la santé Félix Kabange Numbi a affirmé que « chacun a un chez soi », avant de proclamer qu« ‘ici dans l’espace Katanga, c’est chez Joseph Kabila Kabange ».

Des propos que le médecin, également député national, a tenus en guise de mise en garde contre ceux qui s’en prennent à l’ancien chef de l’État.

Ceux qui organiseront « tout un meeting pour injurier le pauvre Joseph Kabila Kabange qui, à 45 ans, a accepté d’abandonner le pouvoir, une alternance qui a profité à l’UDPS [le parti politique de l’actuel chef de l’État], qu’ils sachent que nous ne le tolérerons plus », a-t-il souligné.

Dans ce contexte, le BCNUDH « invite les autorités à prendre des mesures appropriées pour prévenir et sanctionner les auteurs ».

Pour le BCNUDH, « les partis politiques et la société civile doivent se dissocier clairement de ces discours inflammatoires nuisibles à la paix, la démocratie et aux droits de l’homme ».

Patrick Nkumu