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Les raisons de la marche du 14 octobre

Pour Martin Fayulu, le "pays est au bord d'une crise", allusion faite essentiellement au drame que vit la population dans l'Est du territoire national et plus particulièrement à la situation de Minembwe, au Sud-Kivu.

Il relève que « l’installation tapageuse de Minembwe en Commune rurale doit être comprise comme une tentative d’officialisation de la matérialisation de l’occupation [du] pays et donc le début du processus de sa balkanisation physique ».

Pas de hasard, avance le président de l’Ecidé, car « c’est certainement parce que le pacte ou deal Joseph Kabila-Félix Tshisekedi a donné à ce dernier le mandat de mise en œuvre, par défi, du plan de balkanisation » du pays.

Voilà pourquoi il « lance aujourd’hui un vibrant appel aux mouvements citoyens, aux partis et regroupements politiques, aux associations, aux syndicats, aux églises et à tous les citoyens congolais à dépasser les enjeux sectoriels et partisans, pour faire barrage, ensemble et par tous les moyens, à cette tentative insidieuse de renforcement de l’occupation et du processus de balkanisation » de la RDC.

Abordant la question relative à la « commémoration du génocide du peuple congolais », il constate que « le 2 août de cette année à Kinshasa, dans toutes les provinces du pays et dans la diaspora à travers le monde, les congolais étaient nombreux à dire avec panache que ce lourd tribut payé par notre patrie ne doit pas être oublié ».

Le candidat malheureux à l’élection présidentielle de décembre 2018 considère que « se souvenir d’une telle tragédie, c’est aussi et surtout à la fois vouloir comprendre les processus historiques et sociaux qui ont rendu possible cette violence inouïe ».

Il faut commémorer, dit-il encore, « ces hommes qui ont été sauvagement massacrés, ces femmes qui ont été violées et méchamment tuées [ainsi que] ces enfants qui ont péri dans les conditions les plus cruelles », afin de « transmettre l’horreur de ces crimes pour que cette histoire ne se répète plus jamais » en RDC.

S’engager pour faire plus: enseigner

Le « soldat du peuple » souhaite que les congolais s’engagent « dès maintenant, non seulement à documenter cette barbarie, mais aussi à l’enseigner aux enfants, par des livres, à travers des chansons, des pièces de théâtre… »

Bien plus, martèle-t-il, « décidons, dès aujourd’hui, qu’un jour, une ville de la RDC abritera le Mémorial du Génocide du Peuple Congolais ».

Soutenant l’appel du Prix Nobel de la paix Dr Denis Mukwege pour la création d’un Tribunal pénal international pour la RDC, Martin Fayulu promet de se battre « sans répit pour que le Rapport Maping soit exhumé de sorte que les persécuteurs du peuple congolais de tous bords soient traqués et déférés devant la justice ».

« Quelle que soit la nature ou l’ampleur du crime commis contre autrui, l’impunité est tout simplement inadmissible », insiste-t-il.

Pour faire face à ces défis, Martin Fayulu lance « LIBÉRONS LA RDC », un mouvement qu’il veut populaire car « l’heure n’est pas au découragement, le mal congolais [n’étant pas] une fatalité ».

Alain Tshibanda