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Félix Tshisekedi invité à suspendre l’actuel comité de gestion de Transco

À la demande du Parquet général près la Cour d’Appel de Matete, l’Observatoire de la dépense publique (ODEP) a confirmé, ce lundi 12 octobre 2020, sa dénonciation dans l’affaire de ce qu’il qualifie de détournement des fonds au sein de Transports au Congo (Transco), entreprise lancée en 2012 à Kinshasa par le gouvernement Matata 1.

Cette plateforme des organisations de la société civile, qui œuvre dans le secteur des finances publiques, demande au Président de la République de prendre toutes les dispositions pour que justice soit rendue à la population, « première victime de la faillite de Transco ».

Après confirmation de la dénonciation, le président du Conseil d’administration de l’Odep a souligné qu’il « faut [que le magistrat] approfondisse le dossier ».

« Nous allons l’aider, nous et les agents de Transco, à ce que la justice soit vraiment rendue à la population », a-t-il promis.

Pour Florimond Muteba, « aujourd’hui, des 500 bus, il y en a peut-être que 60 qui circulent ».

Il considère que « c’est une preuve que l’entreprise a fait faillite ».

Il est d’avis qu’aujourd’hui, « il faut arrêter l’hémorragie de cette gabegie financière et suspendre la direction actuelle de Transco, pour nommer une direction transitoire en attendant que toute la lumière soit faite sur ce qui s’est passé ».

« Si vraiment [le chef de l’État] dit qu’il veut lutter sincèrement contre la corruption, il faut qu’il agisse très vite dans le dossier Transco parce que c’est un dossier qui concerne le peuple d’abord, comme on entend dire ».

En septembre dernier, des agents de Transco avaient organisé une marche jusqu’au siège du Parquet général près la Cour d’Appel de Matete,  pour notamment dénoncer une gestion calamiteuse de cette entreprise publique.

L’Odep avait publié, début octobre, son rapport intitulé « Transco. Une escroquerie d’État », un contrôle citoyen sur la gestion de cette entreprise et dans lequel la plateforme déplorait l’instauration « d’un système de vol des recettes à ciel ouvert », constatant « des marchés publics payés sans contrats, ni garantie de l’offre ».

D’après l’Odep, la société Transco déclare mobiliser 15 millions USD par an alors que « ses recettes réelles se situent autour de 24 millions USD par ans pour 400 bus mis en circulation entre 2016-2018 ».

Christian Nkanu