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Lamuka, Martin Fayulu succède à Adolphe Muzito avec un mandat de 6 mois

C'est ce qu'a annoncé le communiqué final du présidium de Lamuka, plateforme lancée à Genève peu avant l'organisation de l'élection présidentielle de décembre 2018.

Le Présidium de Lamuka a désigné son nouveau coordonnateur, pour l’exercice semestriel du 10 octobre 2020 au 10 avril 2021, en la personne de Martin Fayulu, l’a félicité et s’est engagé à lui apporter le soutien nécessaire pour lui permettre de réaliser son mandat.

Réunis du 23 septembre au 09 octobre, sous le direction de l’ancien premier ministre Adolphe Muzito, les membres du présidium ont procédé à la révision de quelques dispositions de la convention portant création de Lamuka.

Désormais, renseigne le communiqué, « la durée du mandat du coordonnateur de Lamuka passe de 3 à 6 mois », la prise de fonction par le coordonnateur entrant devient automatique et « n’est plus sujette à une cérémonie de passation de pouvoir ».

Peu avant la prise de fonction par Martin Fayulu, plusieurs médias ont fait état d’un malaise entre l’ancien candidat à l’élection présidentielle de décembre 2018 et le président de Nouvel Élan.

UDPS et UNC, pages tournées

« Le présidium est constitué des membres fondateurs signataires de la Décision portant révision de la convention », mentionne également le communiqué.

Pour le présidium, « les partis et regroupements politiques des membres fondateurs sont désormais reconnus comme membres adhérents de Lamuka ».

Il constate que depuis « janvier 2019 », période qui marque notamment l’avènement de Félix Tshisekedi à la tête du pays, « l’instrumentalisation du tribalisme et du régionalisme ainsi que les violences, les viols, les kidnappings, les massacres et les autres violations de droits de l’homme ne cessent de prendre de l’ampleur », ce que condamne énergiquement Lamuka.

Lors de cette passation de pouvoir, les leaders de Lamuka ont également exigé « des réformes institutionnelles notamment celle de la CENI et de la loi électorale » et estiment qu’elles « doivent se faire de manière consensuelle entre les parties prenantes dans un cadre paritaire ».

Lamuka considère qu’il est « donc hors de question d’envisager l’élection du Président de la République au second degré par le Parlement », comme l’avait suggéré un cadre du Front commun pour le Congo (FCC) de Sénateur à vie Joseph Kabila.

Le Présidium tient au respect de l’article 70 de la Constitution qui dispose que « le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois ».

Lamuka a aussi promis de « continuer à mobiliser le peuple pour l’indépendance de la CENI et pour que les membres de cette institution soient choisis après les réformes souhaitées par tous ».

Alain Tshibanda