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Affaire Transco, « l’avocat général a conscience de l’importance du dossier pour lequel il faut agir vite » (F. Muteba)

"Je ne saurais pas entrer dans les détails de ce qui s’est passé là", a affirmé le président du Conseil d'administration de l'Observatoire de la dépense publique (ODEP), ce lundi 12 octobre 2020 lors de la confirmation de la dénonciation des détournements des fonds au sein de Transpots au Congo (Transco).

D’après ce que Congo Plus a appris, le procès-verbal de l’audition de l’Observatoire de la dépense publique a été établi et aussi signé ce lundi 12 octobre. Début octobre, la plateforme avait déposé une dénonciation avec 130 pièces à conviction.

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Des sources proches du dossier indiquent que l’avocat général, à qui le dossier est attribué, s’est renseigné à charge des auteurs de détournement que dénonce l’ODEP au sein de Transpots au Congo (Transco).

Arrivée au Parquet général près la Cour d’Appel de Matete autour de 14heures, la délégation conduite par le président du Conseil d’administration de cette plateforme a quitté le lieu peu après 17h30′.

« Nous aimerions que les autorités aient la même conscience » que l’avocat général en charge du dossier, a ajouté Florimond Muteba.

Des sources judiciaires annoncent que invitations et réquisition d’informations pourraient être envoyées aux concernés incessamment.

Soutiens à l’ODEP déjà enregistrés

Sur les réseaux sociaux notamment, l’annonce de cette nouvelle a suscité un soulagement immense. Le même lundi, quelques soutiens ont été enregistrés. Il s’agit notamment de l’adhésion des organisateurs de la campagne « Le Congo n’est pas à vendre ».

Cette dynamique a tenu à « accompagner l’ODEP qui fait partie de ses organisations membres pour lui exprimer sa confiance, ses encouragements mais aussi sa solidarité dans cette démarche de recherche de la justice et du combat contre la corruption en RDC », a martelé son porte-parole.

Jean-Claude Mputu reconnait que l’initiative de l’ODEP est citoyenne.

« L’ODEP a l’habitude de bien travailler et les pièces en sa possession montrent à suffisance le grand soupçon de corruption qu’il y a dans ce dossier de Transco », a-t-il indiqué en soulignant qu’il est « normal en tant qu’organisation citoyenne de saisir la justice afin qu’elle fasse son travail ».

À sa création en 2013 avec 500 bus, Transco est actuellement au centre d’une série de dénonciations.

Peu avant la publication du rapport de l’ODEP, intitulé Transco, une escroquerie d’État, plusieurs agents de cette entreprise se sont rendus au Parquet général près la Cour d’Appel de Matete pour dénoncer sa gestion calamiteuse.

La dénonciation de l’ODEP redirige les soupçons sur quelques responsables dont l’actuelle équipe gestionnaire, un ancien premier ministre et deux anciens ministres de transport qu’elle accuse tous d’être impliqués dans le détournement de plusieurs millions de dollars américains et dans la descente aux enfers de cette entreprise publique.

Christian Nkanu