La plainte de SOKIMO rejetée par KIBALI GOLD MINE

Kibali Goldmines S A (Kibali) a déclaré, ce lundi 19 avril 2021, avoir appris que SOKIMO S A tentait pour la deuxième fois d'extorquer certains avantages à la société, en déposant une nouvelle plainte auprès du Tribunal de Commerce de Kinshasa. Dans un communiqué de presse parvenu à Congo Plus, l'entreprise rejette cette plainte et précise que SOKIMO est actionnaire à hauteur de 10% dans la mine d'or de Kibali, qui est exploitée par Barrick Gold Corporation (NYSE: GOLD)(TSX:ABX), propriétaire à 45%, les 45% restants étant détenus par AngloGold Ashanti.

Kibali « rejette les poursuites judiciaires actuelles parce qu’elles sont aussi fallacieuses et sans substance, et demanderait son rejet comme elle l’avait fait avec la plainte précédente ». Elle rappelle que « SOKIMO avait retiré la première plainte de ce genre après qu’il ait été qu’elle était sans fondement ».

Au cours des 12 dernières années, peut-on aussi lire, « Kibali a opéré dans le cadre d’un accord de joint-venture avec un mécanisme clair de résolution des conflits qui, dans ces cas, a été ignoré par SOKIMO ».

Des sources proches du dossier indiquent que le projet Kibali Gold a été créé sur un site quasiment vierge de toute exploitation, avec d’importants forages de recherche au milieu des années 2000 dans une zone totalement dénuée d’infrastructures, avec des défis opérationnels considérables.

Elles précisent aussi que le périmètre du projet Kibali Gold faisait initialement partie de la Concession 38 détenue par OKIMO, qui a été transformée en permis d’exploitation dans le cadre des accords transitoires du Code Minier de 2002.

SOKIMO a octroyé des baux pour le périmètre en échange de prises de participation au capital comprises entre 20 et 30%. D’après ces renseignements, à l’époque les activités étaient menées en vertu de baux miniers octroyés par SOKIMO à diverses filiales de Moto Goldmines.

Le projet Kibali: quel impact pour la communauté ?

La présence du projet Kibali Gold a eu un impact direct et significatif sur le bien-être des communautés, au-delà de la mine. Dès le départ, le développement du projet avait permis l’amélioration de la route de ravitaillement, la route de 180 Km jusqu’à la frontière ougandaise, facilitant l’accès aux produits de base et au désenclavement de la zone. On note la réinstallation d’environ 4.000 familles dans des logements améliorés avec accès à l’électricité et à l’eau dans une nouvelle commune établie à cette fin.

Le développement du projet Kibali a aussi favorisé une nouvelle frontière économique, établie dans ce coin du pays, avec l’émergence des femmes et hommes d’affaires ainsi que des entrepreneurs locaux auxquels la somme de 1.650 millions USD a été versée, repartie entre 231 entreprises pérennes et contrôlées par des congolais.

Christian Nkanu